La Grand Rue est façonnée dès le XVIIe siècle comme voie d’évacuation des pierres extraites du centre ville. Lors de l’abandon des carrières du Planet, la rue se pare petit à petit d’habitations et de boutiques. Aux XIXe et XXe siècle, la Grand Rue est la principale rue commerçante de Fontvieille.
Le village compte de nombreux artisans comme un bourrelier, quatre charrons, un ferblantier, quatre maréchaux-ferrants, six repasseuses, deux patachiers (conducteurs de voitures publiques) et quatre voituriers. Les boutiques hébergent bouchers, fruitiers, poissonnier. On compte officiellement sept épiciers qui vendent tout ce qui est nécessaire à la vie du village : mercerie, quincaillerie, droguerie et alimentation.
Nous ne savons que peu de choses des promenades de Daudet et de la manière avec laquelle il pouvait participer à cette vie de village. Pourtant il confie volontiers à son cousin en 1870 : «Il me semble par moment que je suis de Fontvieille !». Il se préoccupe également du quotidien des Fontveillois : «Si jamais il y a une misère dans Fontvieille, une misère touchante , avertissez-moi. Je vous garantis qu’avec un article je tirerais d’affaire quelques malheureux».
Carte postale COMBIER MACON col. Gros ; carte postale col. LIA ; carte postale collection L.A.
Parcours : Fontvieille au temps de Daudet
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